Mécanique céleste


Les phases de la Lune

Déjà, les Mésopotamiens et les Egyptiens connaissaient l'existence du cycle lunaire. Ils savaient que, tous les 29 ou 30 jours, la Lune revètait le mème aspect, celui d'un croissant, d'un disque... ; elle leur était parfois mème invisible. Ces changements d'aspect, les Grecs les attribuèrent au fait que notre satellite ne brille pas de lui-mème, au fait qu'il est éclairé par le Soleil. Suivant que la Lune passe entre le Soleil et la Terre (conjonction) ou bien qu'elle se trouve de l'autre côté de la Terre (opposition), elle nous apparaît noire ou pleine. Lorsqu'elle fait un angle de 90° avec la Terre en revanche (quadrature), seule la moitié de sa face est éclairée - l'on parle alors de premier ou dernier quartier de Lune. Entre ces instants remarquables, elle nous apparaît sous la forme d'un croissant ou bien encore "gibbeuse".


Premier croissant - Premier quartier - Lune gibbeuse croissante - Pleine Lune


L'on parle ainsi des phases de la Lune, qui se succèdent tout au long du mois lunaire dont la durée exacte est de 29,5 jours (mois synodique). Sur la base de ce mois, les Mésopotamiens, les Chinois puis les Arabes établirent leurs calendriers. Lorsque la Lune est à son premier quartier, elle culmine dans le ciel au coucher du Soleil ; lorsqu'elle est pleine, elle culmine à minuit ; à son dernier quartier, elle culmine au lever du Soleil. L'âge de la Lune représente ainsi la durée écoulée depuis la dernière Nouvelle Lune.


La succession des phases de la Lune résulte de la position occupée par la Lune sur son orbite autour de la Terre.


Les phases de la Lune sont fonction des positions relatives de la Lune et du Soleil. Contrairement aux éclipses, elles n'ont donc rien à voir avec l'ombre de la Terre. Notons enfin que la Lune nous présente toujours la mème face. Ceci résulte du fait que le temps mis pour effectuer une rotation complète sur elle-mème équivaut à la durée de sa révolution autour de la Terre. En raison toutefois des quelques irrégularités survenant dans ses mouvements de rotation et de révolution autour de notre planète - phénomènes regroupés sous l'appellation de libration -, près de 59% de sa surface est observable depuis la Terre.

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