La rotation de la sphère céleste (4/4)
Le système de coordonnées équatoriales célestes
Pour s'affranchir des effets de ce mouvement diurne, il suffit de définir un nouveau référentiel : le système de coordonnées équatoriales célestes. Parce que ce référentiel est attaché à la voûte céleste, les coordonnées de chacun des objets la peuplant demeurent inchangées au cours de la journée. Ces coordonnées se nomment ascension droite a et déclinaison d. L'ascension droite d'un astre se mesure le long d'un grand cercle perpendiculaire à l'axe Nord-Sud céleste. Cet équateur céleste est parallèle à la trajectoire parcourue en apparence par chacun des objets célestes. La valeur de cette coordonnée se détermine à partir d'un point nommé point vernal. Noté g, il indique la position occupée par le Soleil sur la voûte céleste à l'équinoxe de printemps. La déclinaison d'un objet céleste, quant à elle, représente la distance angulaire le séparant de ce grand cercle qu'est l'équateur céleste.
Notons que l'ensemble des objets de déclinaison nulle, situés sur l'équateur céleste donc, sont qualifiés d'équatoriaux. En des lieux de latitude f, les objets dont la déclinaison d est supérieure à 180 degrés sont qualifiés de circumpolaires : ils demeurent visibles tout au long de l'année au-dessus de l'horizon septentrional. Une étoile, enfin, est nommée Polaire lorsque sa déclinaison avoisine les 90°. |