Un ciel toujours plus profond (1/5)
A mesure que les techniques d'observation s'amélioraient, des objets de luminosité toujours plus faible apparaissaient consteller notre ciel nocturne. Une définition précise de cette échelle des magnitudes visuelles ou apparentes dont l'introduction remonte à Hipparque, devait donc ètre apportée. Il fut postulé qu'un rapport de luminosités (L) égal à 2,5 différencie deux objets A et B de magnitudes successives mA et mB. D'où l'égalité : LA / LB = 2,5 pour mA - mB = 1. Une étoile de magnitude 1 est ainsi 2,5 fois plus brillante qu'une étoile de magnitude 2, et 100 fois plus brillante qu'une étoile de magnitude 6. Un objet céleste est donc d'autant plus lumineux que sa magnitude apparente est faible. A titre d'exemple, la magnitude visuelle du Soleil avoisine -27, celle de la Pleine Lune -13. Puis viennent les planètes Vénus, Mars, Jupiter, Mercure et Saturne. L'étoile la plus brillante de notre ciel nocturne est Sirius (m = -1, 46). Tous les objets célestes de magnitude visuelle inférieure ou égale à +6 sont ainsi visibles à l'oeil nu. L'emploi de télescopes très puissants et de plaques photographiques très sensibles a toutefois permis l'observation d'astres très faiblement brillants, dont la magnitude apparente avoisine +23.

Echelle des magnitudes visuelles.
Cette discipline s'attachant à mesurer les quantités de lumière en provenance des astres, à calculer leurs magnitudes visuelles donc, se nomme photométrie. Elle aboutit notamment à la classification des objets célestes en étoiles, galaxies, nébuleuses,... La forme de ces objets célestes apparaissait toujours plus nettement en effet, à mesure que les techniques d'observation s'amélioraient. Il devenait donc progressivement possible de connaître la nature véritable de chacun de ces points lumineux, d'apprécier leur éloignement de la Terre et plus généralement du système solaire - un éloignement très grand, comparé à leurs tailles. Ainsi, il apparaît clairement aujourd'hui que l'univers est essentiellement constitué de vide que des structures gravitationnelles peuplent, ça et là.
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