Histoire de l'astronomie


La périodicité des événements célestes (1/3)

Les cycles solaire et lunaire

De l'observation des mouvements de ces astres peuplant le ciel visible à l'oeil nu, les premiers astronomes dégagèrent la notion de cyclicité et déduisirent la périodicité de quelques phénomènes célestes. La notion de quotidien s'imposait d'elle-mème, la succession des jours et des nuits semblant gouvernée par le seul mouvement apparent décrit par l'astre du jour au-dessus, puis sous l'horizon terrestre. Très tôt, la journée fut divisée en 24 heures : des heures d'égale durée firent leur apparition en Mésopotamie vers l'an 1700 avant notre ère. Les Egyptiens, quant à eux, restèrent longtemps attachés à leur système de division temporelle : tant le jour que la nuit étaient en effet constitués de 12 heures dont la durée moyenne variait naturellement d'une saison à l'autre de l'année - année au cours de laquelle la trajectoire parcourue par le Soleil sur la voûte céleste apparaissait plus ou moins inclinée sur le cercle de l'horizon. Au IVème millénaire déjà, la durée de cette année basée sur le cycle solaire avait été fixée à 365 jours : aux 360 jours répartis en 12 mois de 30 jours chacun se voyaient ainsi ajoutés cinq jours supplémentaires nommés alors heryou renpet et consacrés à la naissance de divinités majeures parmi lesquelles Isis, Osiris et Horus. Sur cette mème division temporelle était basé le calendrier Inca.

Les Mayas déterminèrent très tôt également la durée du cycle solaire, répartissant ces 365 jours en 18 mois (ou uinals) de 20 jours (ou kins) chacun auxquels ils ajoutaient un mois de 5 jours. Ces jours épagomènes étaient numérotés de 0 à 4 (les Mayas inventèrent l'usage du zéro), tout comme les 20 jours du mois étaient numérotés de 0 à 19. Chacun de ces jours portait une appellation particulière : Imix, Ik, Akbal, Kan, Chicchan, Cimi, Manik, Lamat, Muluc, Oc, Chuen, Eb, Ben, Ix, Men, Cib, Caban, Eznab, Cauac et Ahau. Constatant le décalage des saisons avec l'année haab de 365 jours dont le début était marqué par la position zénithale du Soleil le 16 Juillet, les astronomes Mayas se réunirent à Copan au début du VIIème siècle de notre ère et retouchèrent le calendrier par l'ancestrale et empirique méthode des essais et corrections, portant la valeur de l'année corrigée à 365,2421 jours. L'erreur n'était donc plus que de 1 jour tous les 10 000 ans. Treize de ces jours constituaient une semaine. Un jour se retrouvait avec le mème nom et le mème chiffre au bout d'une période de 13 x 20 = 260 jours appelée tzolkin. Le tzolkin était l'année sacrée : chaque jour était consacré à la divinité dont il portait le nom. Contrairement à l'année sacrée, l'année de 365 jours ne reproduisait pas le jour avec son nom et son chiffre comme l'année rituelle de 260 jours. Ce n'est qu'au terme d'une période de 52 x 365 = 18980 jours qu'une telle conjonction se réalisait... 52 années solaires constituant en quelque sorte le "siècle" maya. Les dates étaient systématiquement exprimées dans les deux calendriers, tout aussi perfectionnés l'un que l'autre. La première année du calendrier maya semble correspondre à l'an 3113 avant J.C.

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