Les progrès de l'instrumentation


De la lunette astronomique aux télescopes géants (6/6)

Les montures des télescopes

L'observation prolongée, tout comme la photographie à long temps de pose d'une région bien définie du ciel, nécessitent d'équiper le télescope d'une monture lui permettant de suivre la course nocturne des astres - une course résultant en réalité de la rotation de la Terre autour de son axe. Les deux types de montures les plus couramment utilisées sont les montures azimutales et les montures équatoriales. La monture azimutale permet au télescope de se déplacer autour de deux axes : verticalement pour fixer l'altitude, et parallèlement à la ligne d'horizon. Suivre un objet céleste suppose donc de déplacer le télescope suivant deux axes à la fois - tâche qui fut grandement facilitée par l'avènement de systèmes de guidage contrôlés par ordinateur. La monture équatoriale dont sont équipés les télescopes à miroir rigide permet également de s'affranchir des effets de la rotation de la Terre sur elle-mème - sa conception remonte au siècle dernier. Ainsi les télescopes et autres lunettes se déplacent-ils à la mème vitesse que la Terre autour de son axe, mais en sens opposé.

A gauche, la monture alt-azimutale. A droite, la monture équatoriale.




La "capture" de l'information lumineuse (1/3)

La photographie astronomique

Du XIXème siècle date l'avènement d'un procédé qui allait révolutionner le travail de l'astronome : la photographie, soit le résultat de l'action de la lumière sur certaines substances chimiques. Le premier cliché astronomique fut obtenu en 1845 ; il s'agissait d'un daguerréotype du Soleil. Dès lors, la forme d'un objet céleste, tout comme sa brillance, pouvaient ètre fixées sur des plaques photographiques. La comparaison des traces laissées par la lumière en provenance de tel ou tel astre rendait désormais possible leur classification objective, basée sur le calcul du rapport de leurs luminosités respectives, ou bien encore de leurs diamètres apparents. En disposant une plaque photographique à la sortie d'un télescope pointé en direction de telle ou telle région du ciel, il devenait par ailleurs possible de fixer la trace laissée par les particules de lumière issues d'un objet invisible à l'oeil nu ; il suffisait pour cela d'augmenter le temps d'exposition de la plaque. Une telle plaque remplaçait donc avantageusement l'oeil humain. Pourtant, son utilisation répétée révéla l'existence de quelques défauts : la non-uniformité de sa surface, tout d'abord, qui crée des zones de sensibilités différentes à la lumière ; le bruit de fond, ensuite, ou l'ensemble de ces perturbations induites par le développement de la plaque photo ; enfin, sa saturation, au-delà d'une certaine quantité de lumière reçue.

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