Les progrès de l'instrumentation


De la lunette astronomique aux télescopes géants (3/6)

L'avènement des télescopes réflecteurs

Newton (1642-1727) fut le premier à découvrir que la lumière blanche consiste en réalité en la superposition de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, déviées différemment par le verre d'un prisme ou de toute autre matériau. L'aberration chromatique semblait donc inéluctable. Ce génial physicien savait pourtant que la réflexion d'un faisceau lumineux incident sur un miroir était indépendante de sa couleur. Restait donc à créer un télescope dont le fonctionnement reposerait sur un agencement de miroirs réflecteurs, pour s'affranchir de l'aberration chromatique. Ce fut fait, en l'an 1668.



Ci-contre figure une réplique du télescope à miroirs de Newton

Dans la configuration de Newton, le premier miroir - sphérique ou parabolique -transmet le faisceau lumineux incident vers un second miroir, de taille plus petite, chargé de le dévier en direction de la lentille oculaire.

Quelques années plus tard, en 1672, Jean Cassegrain imagina que le miroir secondaire renverrait le faisceau de lumière en direction d'une petite ouverture percée au centre du miroir primaire. Cette configuration, dite de Cassegrain, équipe la plupart des télescopes modernes.




Dans la configuration de Cassegrain, le faisceau de lumière réfléchi passe au travers le miroir collecteur. Le miroir auxiliaire est hyperbolique convexe.

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