Les progrès de l'instrumentation


De la lunette astronomique aux télescopes géants (2/6)

Les problèmes d'aberrations

L'aberration sphérique résulte du fait qu'une lentille dont les surfaces sont des portions de sphère, ne focalise pas toute la lumière incidente - mème monochromatique - en un seul point. D'où l'obtention d'images distordues.



L'aberration sphérique : tous les rayons lumineux issus du faisceau incident - mème monochromatique - ne convergent pas vers le mème point.


L'aberration sphérique se manifeste par des distorsions d'images.

Bien que les scientifiques du XVIIème siècle ne comprirent pas l'origine de ces aberrations, ils réalisèrent qu'il leur était possible d'en amoindrir les effets, en utilisant des lentilles très peu bombées - de grande distance focale, donc. La distance entre les deux lentilles d'un télescope réfracteur étant égale à la somme des distances focales de chaque lentille (F et f), les télescopes s'allongèrent considérablement. Celui de Christian Huygens (1629-1695), par exemple, atteignit les 38 mètres de long. On est toutefois bien loin des 60 mètres, qui constituèrent un véritable record ! Les lentilles, quant à elles, demeurèrent longtemps de petite taille. L'utilisation de ces télescopes longs et minces à la fois tenait donc du véritable défi pour les astronomes. Elle leur permit toutefois d'observer en détail les anneaux de Saturne (Christian Huygens), et de découvrir de nombreux satellites en rotation autour de Jupiter (Christian Huygens) et de Saturne (Giovanni Domenico Cassini). C'est d'ailleurs en observant les éclipses des satellites de Jupiter qu'Olaüs Römer (1644-1710) déduisit la valeur de la vitesse de la lumière.




Principe de fonctionnement d'un télescope réfracteur, identique à celui que construisit Kepler.

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