Le principe d'inertie
Si, en ce début de XVIIème siècle, Kepler s'attacha à donner du mouvement des planètes une description géométrique en accord avec ses observations et celles de son maître, Tycho Brahé, Galilée, lui, tenta de donner une explication physique de leur mouvement. Il était une lointaine doctrine élaborée par un grec du nom de Démocrite (460-370 avant notre ère), reposant sur l'idée d'un univers vide et infini dont les constituants, les "conglomérats d'atomes", sont libres de leurs mouvements. Ce mouvement du corps libre se manifeste, soit par un mouvement rectiligne et uniforme, soit par l'immobilité du corps. S'inspirant vraisemblablement de cette doctrine, Galilée énonça le principe d'inertie : "en l'absence de frottement ou de toute autre contrainte ou force, un objet en mouvement continuera sur sa lancée pour toujours". L'univers étant vide par définition, aucun frottement ne s'exerce sur ses constituants ; ce principe peut donc s'appliquer au mouvement des planètes. Ce génial physicien, également auteur de la loi sur la chute des corps, pensa toutefois à tort que le mouvement naturel des planètes consistait en une rotation autour d'un point central, le Soleil en l'occurrence. Une telle assertion ne permettait pas de comprendre la nature elliptique des orbites planétaires. Là s'arrèta donc sa contribution à la physique du mouvement des planètes. |