La lente adoption de la théorie héliocentrique (6/6)
Les irrégularités constatées dans le mouvement des planètes
Cette explication simple du phénomène de rétrogadation planétaire plaida nettement en faveur de la théorie héliocentrique de Copernic... le recours au système de Ptolémée et à ses multiples épicycles aux diamètres variables se révélant ainsi toujours plus dispensable. La taille mème des épisodes de rétrogradation en fonction de la planète observée trouvait à présent une explication logique : elle est d'autant plus petite que la planète considérée est éloignée de la Terre.

Tailles comparées des épisodes de rétrogradation de Mars (à gauche), Jupiter (au centre) et Saturne (à droite).
Ces irrégularités planétaires qui semblaient le fruit du hasard dans le cadre de l'hypothèse géocentrique et requéraient mème une adaptation du système de Ptolémée, devenaient des conséquences directes de la théorie héliocentrique de Copernic - preuve que ce dernier modèle traduisait fidèlement la réalité des faits observés. Il est toutefois une réalité que le système de Copernic ne traduisait pas : la préférence zodiacale. Rendre compte du fait que certaines planètes passent plus de temps dans certains secteurs du ciel supposait attribuer à chacune de ces planètes une orbite excentrique. A la combinaison excentrique-équant de Ptolémée, Copernic préféra la méthode des épicycles. Celle-ci, combinée au décentrage des orbites planétaires - auparavant centrées sur le Soleil - expliquait convenablement les données d'observations. Elle introduisait toutefois une certaine complexité dans le système héliocentrique.
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