La lente adoption de la théorie héliocentrique (5/6)
Les irrégularités constatées dans le mouvement des planètes
La détermination des distances Planète-Soleil confirma l'ordre adopté par Copernic : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Elle lui donna par ailleurs l'assurance que son hypothèse de départ était valable : la distance séparant une planète du Soleil est d'autant plus grande que la période de révolution de cette planète autour de l'astre central est grande. Son modèle héliocentrique apparaissait donc parfaitement cohérent. Ne restait plus qu'à donner, dans le cadre de ce modèle, une explication des irrégularités constatées dans le mouvement des planètes, pour le valider définitivement.
Le fait que Mercure et Vénus se déplacent sur des orbites situées à l'intérieur de celle de la Terre explique le fait que l'une et l'autre ne s'éloignent jamais beaucoup du Soleil, le fait qu'elles semblent osciller autour de la position moyenne que l'astre du jour occupe, sur la voûte céleste. Les planètes Mars, Jupiter et Saturne décrivent quant à elles des orbites extérieures à celle de la Terre ; elles se déplacent donc à vitesse inférieure à celle de la Terre sur son orbite. Aussi la Terre les rattrape-t-elle régulièrement, les dépasse mème. D'où l'impression, pour l'observateur terrestre, qu'elles reculent parfois.

Explication du mouvement rétrograde de Mars dans le système de Copernic. Figure de gauche : Lignes de visée de Mars, que la Terre rattrape puis dépasse. Figure de droite : Trajectoire en apparence parcourue par Mars.
|