Histoire de l'astronomie


La lente adoption de la théorie héliocentrique (4/6)

Des étoiles bien lointaines

La tentation était grande naturellement d'appliquer cette méthode dite de triangulation, aux étoiles les plus brillantes de notre ciel nocturne, afin de déterminer leur distance au Soleil. Le mouvement de la Terre autour du Soleil ne semblait toutefois pas modifier leur position sur la voûte céleste : leur parallaxe, soit cet angle sous lequel chacune d'elles nous apparaît depuis la surface de la Terre, ne semblait nullement perturbée en effet par la révolution de notre Terre autour de l'astre central. Copernic en conclut, non pas que la Terre était immobile dans l'espace, mais que les étoiles devaient se situer loin, très loin de la Terre... bien au-delà de l'orbite de Saturne, la dernière planète visible de notre système solaire. Le système de Ptolémée stipulant que la sphère des étoiles se situait tout juste au-delà de l'orbite de Saturne, s'en trouvait donc ébranlé. Une telle conclusion amenait de plus à penser que ces étoiles, pour ètre visibles depuis la Terre, devaient ètre très brillantes, voire mème de luminosité comparable à celle de notre Soleil. Notre univers, ce cosmos aux dimensions peut-ètre infinies, serait-il donc constitué d'une multitude de Soleils ? Tout comme notre Terre avait perdu son statut de centre de l'univers, notre Soleil n'apparaissait plus unique aux yeux de Copernic. De telles affirmations auguraient une véritable révolution cosmologique.


Figure de gauche : Si l'étoile considérée était située à relative proximité de la Terre, les lignes de visée seraient
très divergentes : l'effet de parallaxe induit par le déplacement de la Terre sur son orbite serait donc important.
Figure de droite : L'étoile considérée est en réalité si éloignée de la Terre que les lignes de visée
sont presque parallèles : l'effet parallactique est donc très faible.

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