Une vision géocentrique de l'univers (5/7)
La théorie des excentriques et des épicycles
La théorie de l'excentrique fixe suppose que l'astre étudié décrive une trajectoire circulaire autour de la Terre, supposée immobile. La Terre T n'occupe toutefois pas le centre C de cette orbite. Aussi la distance séparant une planète de la Terre, par exemple, varie-t-elle au cours du temps. La planète apparaîtra donc d'autant plus brillante que sa distance à la Terre sera faible : cette planète, située alors à l'opposé du Soleil par rapport à la Terre, sera dite en opposition. Lors de sa conjonction en revanche, son éclat apparaîtra bien plus faible. Ainsi s'expliquaient les variations de l'éclat apparent de Mars et de Vénus, observées de longue date. La théorie de l'excentrique mobile assignera quant à elle à ce point C un mouvement circulaire autour de la Terre, en sens opposé à celui de l'astre étudié. Dans l'un et l'autre cas, le centre de l'orbite planétaire se situe sur la droite joignant la Terre au Soleil ; elle est donc excentrée par rapport à la Terre. D'où l'appellation de cette théorie, qui ne rendra en réalité qu'imparfaitement compte du mouvement apparent des planètes. Comment expliquer en effet le fait que les planètes Mercure et Vénus ne s'éloignent jamais plus de 24 ou 44 degrés du Soleil, en considérant leurs orbites comme extérieures à celle du Soleil dans un système géocentrique ? |