Histoire de l'astronomie


Une vision géocentrique de l'univers (1/7)

Quelques cosmologies antiques

Tous ces grands cercles de la sphère céleste étaient naturellement centrés sur la Terre, bien souvent considérée comme plate. Aux yeux des anciens Egyptiens, la voûte céleste était matérialisée, tantôt par le corps de la déesse Nout, tantôt par celui d'une vache céleste, Hathor, le long desquels circulaient les barques des astres, la barque du Soleil notamment. La Terre et le Ciel étaient séparés par le dieu de l'Air Shou, vecteur de lumière solaire. Aussi la nuit était-elle considérée comme un affaissement de la voûte céleste sur la Terre d'Egypte.



Le Ciel et la Terre,
séparés par le dieu de l'Air, Shou.

Les Chinois, quant à eux, ne se contentèrent pas uniquement de situer la Terre au centre du cosmos : la Chine y était le Pays du Milieu. Le ciel, constitué de neuf étages, repose par huit piliers sur les bords de la Terre ; l'un d'eux, vers l'est, s'est affaissé, entraînant l'inclinaison de l'axe de rotation de la sphère céleste et dirigeant vers l'est le cours de tous les fleuves traversant la Chine. La Terre, quant à elle, se voit entourée de quatre mers peuplées de monstres et autres dragons censés dévorer le Soleil ou la Lune lors d'éclipses.

L'idée d'une Terre entourée d'eau fut également en vogue en Mésopotamie, à l'époque babylonienne : elle succédait à l'ancestrale vision sumérienne selon laquelle la Terre, cette montagne isolée dans un paysage désertique, était surmontée d'un dôme métallique figurant le ciel. Tout comme la montagne-Terre comportait une immense cavité centrale, véritable royaume des morts, le ciel abritait, en son creux, les eaux d'En-Haut : les astres y circulaient, animés d'une force surnaturelle les mettant en mouvement.

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