| La connaissance, suivie de la détermination de la périodicité de tels cycles célestes, supposent naturellement d'effectuer de fréquents relevés d'observation. Des dizaines de milliers de tablettes d'argile à écriture cunéiforme furent effectivement retrouvées, qui témoignent de l'existence d'une telle activité observationnelle en Mésopotamie, entre 2800 et 600 avant notre ère. La position occupée par tel ou tel astre sur la voûte céleste - une sphère divisée, comme de nos jours, en degrés, minutes et secondes d'arc - était chaque soir repérée, puis soigneusement notée, ce qui aboutit à la constitution de tables d'observation dont la précision atteignait rien moins que la minute d'arc !
Les Egyptiens également dressèrent des listes d'étoiles, regroupant celles-ci en fonction de leur comportement apparent : ils avaient remarqué que les akhou, ces "esprits lumineux" peuplant la voûte céleste, sont animés d'un mouvement collectif... un mouvement amenant nombre d'entre eux, à l'image du Soleil, à surgir tour à tour des profondeurs orientales, puis à culminer dans le ciel nocturne, enfin à s'enfoncer dans les régions occidentales. Parmi ces astres, les étoiles décanales ou Ikhemsekou dont la période d'invisibilité annuelle avoisinait alors, à l'image de celle de Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel nocturne, les 70 jours. |