Introduction à ce dossier
Les anciens Egyptiens croyaient en une vie après la mort. Selon eux, le laps de temps nécessaire au défunt pour renaître dans l'au-delà était de 70 jours. De nombreux textes funéraires assimilent cette renaissance au lever héliaque d'une étoile dont la période d'invisibilité annuelle était voisine alors de 70 jours. Quatre-vingt dix étoiles de ce type, au premier rang desquelles Sirius, sont mentionnées sur l'intérieur du couvercle de sarcophages, au plafond de temples et de tombes datés de l'an 2200 BC à l'an 50. L'étude archéologique, philologique et astronomique du contenu de ces cent vestiges aboutit à la définition des contraintes spatiales, temporelles et optiques d'un modèle qui combine divers paramètres astrométriques et critères de visibilité d'une étoile dans le ciel nocturne ou crépusculaire de l'Egypte ancienne. Ce modèle nous permet d'assimiler chacune des 90 étoiles à des étoiles visibles à l'oeil nu du catalogue Hipparcos (de magnitude apparente inférieure ou égale à 6) - en d'autres termes, de dresser une cartographie du monde de l'au-delà, tel que l'imaginaient les anciens Egyptiens. Accès au contenu de ce dossier ...

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